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La sortie d’Ubuntu LTS 10.04 annonce la mort de Linux!

Au jour J (29 Avril), est sortie la nouvelle version LTS d’Ubuntu.
Le problème est que cette sortie majeure s’est faite dans l’indifférence générale des médias, comme si Linux était mort sur nos machines de travail quotidiennes.
J’enlève la condition, Linux en tant que système d’exploitation pour les desktops est bel et bien mort.

  • Quels sont les apports de cette nouvelle mouture 10.04 d’Ubuntu ?
  • Pourquoi une LTS est elle si importante ?
  • Pourquoi cette indifférence confirme la mort de Linux sur les stations de travail de Mr Tout Le Monde ???
  • Enfin quelles sont les raisons de cette mort clinique (puisais-je me tromper) ?

Voici en synthèse les points que je me propose de partager avec vous.

Tous les commentaires sont plus que jamais les bienvenus.

Ubuntu 10.04, quels apports ?

Que l’on ne méprenne pas, je l’attendais comme les enfants attendent le 25 Décembre.

J’ai pesté contre mes fournisseurs d’accès, trouvant les temps de téléchargement trop longs, la bande passante insuffisante, je l’attendais avec émotion, LA nouvelle version LTS (Long Term Support) d’Ubuntu.

Nom de code « Lucid Lynx », numéro de version 10.04…et je n’ai pas été déçu. Cette nouvelle version apporte un design plus « racé », plus « sleek » diraient nos amis d’outre atlantique, plus moderne, plus fin.

Oui plus que jamais, cet OS superbe, reste à mes yeux le MAC OS gratuit que l’on peut installer sur tous nos PCs (voir à ce sujet le billet: « Un Mac OS gratuit pour PC existe, c’est Ubuntu« ).

Cette toute dernière version apporte les plus suivants (en comparaison de la version antérieure, la 9.1):

  • Un démarrage beaucoup plus rapide, fulgurant même devrais je dire. 
    • Même si vous êtes adeptes du mode veille ou hibernation, je vous invite à tester par vous même, je suis certain du résultat: Vous changerez vos habitudes…
    • Techniquement, pour ceux qui en voudraient aller plus loin, cette prouesse est réalisée par la suppression de la couche HAL (la couche d’abstraction matérielle).
  • La mise à disposition de la toute dernière version stable du bureau Gnome
  • Idem pour KDE, qui viendra ici sous sa version SC 4.4
  • Mozilla Firefox, avec la personnalisation du moteur de recherche par défaut (on est passé de Google à Yahoo! mais un retour à Google est aisé)
  • Le noyau Linux 2.6.32
  • La toute dernière version du sous système likewise open permettant une authentification à Active Directory,
    • le support de forêts multiples,
    • le SSO pour SSH et Putty,
    • le support de Kerberos, NTLM, et SPNEGO
  • Le support par défaut de nouveaux drivers tant Open Source que propriétaires  pour les cartes NVidia
  • Intégration complète du bureau (et apparition d’un nouveau menu) avec Twitter, Identi.ca, Facebook et j’en passe…
  • Mise à disposition de nouveaux thèmes
  • Apparition de nouveaux indicateurs visuels
  • Intégration avec Ubuntu One File Syncing (l’offre de synchronisation en ligne poussée par Ubuntu, payante au delà d’un certain quota de données)
  • Intégration avec One Music Store (la boutique de musique en ligne maison)
  • …/… voila pour les très grandes lignes, je ne rentre pas dans tous les détails, comme d’habitude le site d’Ubuntu et Google sont vos meilleurs amis pour aller dans le tréfond du bit and byte (vous poussez aussi me contacter)

Le tout poussé par une version LTS…

De l’importance de la LTS Ubuntu

Seules trois versions Long Time Support ont vu le jour depuis la création de la distribution Ubuntu, c’est dire l’importance de cette dernière:

  1. DrapperDrake
  2. HardyHeron
  3. et maintenant LucidLynx

Si nous devions comparer avec un autre éditeur, ce serait similaire à XP, Vista et Seven !

La notion de LTS est un engagement de support, de 3 ans pour les distributions desktops, et de 5 ans pour les versions serveurs, et ce sans frais supplémentaire, à partir du moment ou vous souscrivez au support chez Canonical, qui rappellons le, est une entreprise commerciale, un véritable éditeur de logiciels, tout comme Microsoft. Rappelons aussi que la distribution Linux Ubuntu est LA distribution la plus utilisée de par le monde à ce jour.

La notion de LTS est aussi un engagement de transition aisé de LTS à LTS, plus aisée en tout cas que de passer de XP à Seven, et je suis tout à fait impartial.

Enfin et pour finir, la notion de LTS implique la notion d’une fin de cycle de tests grandeurs natures, des divers composants inclus dans les versions intermédiaires qui sortent tous les 6 mois (Canonical est un éditeur très actif, et ne vous y trompez pas en comparant ces sorties avec leurs équivalents en terme de Service Pack… Ce sont réellement de nouvelles distributions, et non des correctifs).

Ainsi tous les deux ans, soit toutes les 4 distributions intermédiaires, on se rassemble, on réfléchit, on recense les bonnes idées, on les package ensemble, on re-teste la distribution et son déploiement, son support des tous nouveaus périphériques, et on publie une LTS.

C’est vraiment une distribution majeure à tous les sens du terme.

Oui mais voila, soyons directs, tout le monde s’en fiche (hélas, trois fois hélas).

Pourquoi une telle indifférence ?

Non pas chez les développeurs, non pas chez les passionnés, les geeks, les linuxiens, les afficionados du logiciel libre et de l’Open Source (deux notions disctinctes)…

Mais chez la grande majorité des utilisateurs de PC, ainsi que pour les médias grands publics.

J’en veux pour preuve ces copies d’écran des sites ZDnet et PC World versions françaises au 2 Mai.

Cliquez sur les miniatures afin de pouvoir lire les copies d’écran,
cliquez alors sur l’image pour zoomer,
puis utilisez la touche « Retour Arrière » – « BackSpace » pour revenir à l’article.

Pour le premier, LucidLynx est encore en phase bêta, pour l’autre… il est surement quelque part mais pas en première page.

Comment expliquer que deux des plus grands magazines en ligne – portails d’informations consultés des millions de fois par jour – passent outre la sortie d’une version majeure de la distribution Linux phare ?

Si ce n’est que par le peu, l’infime part de marché tenu aujourd’hui dans le monde des machines de bureau (desktop) par Linux ?

Impossible… le constat est là…

Quoi que l’on puisse penser de cet excellent système d’exploitation, ce dernier ne décolle pas, il reste moribond, dix ans après son apparition pour le grand public.

Aussi ne nous voilons pas la face, Linux  en tant qu’OS de prédilection des desktops est mort, jamais il ne sera significatif sur la machine de Mr Tout Le Monde, pour être utilisé massivement par Mr Tout Le Monde.

Linux, cliniquement mort, pourquoi ?

Mais pourquoi ? pourquoi ?

La réponse tient dans cette image simpliste: Ce n’est pas parce que vous aurez une très jolie voiture que vous pourrez l’utiliser…si vous ne pouvez faire monter presque personne dedans.

Et là je vais m’attirer les foudres de tous les passionnés de ce système, mais j’ose le dire, et je vous demande pardon de le faire, mais les applications, les applications grand public, les applications de production dont tout cadre a besoin aujourd’hui, ne suivent pas sous Linux.

Non pas en termes de fonctionnalités, mais dans la façon dont cette fonctionnalité est disponible, en terme d’interfaces, et la rentabilité de production s’en fait sentir, c’est même elle qui (me) pousse à revenir vers des applications payantes, ou du moins pas Open Source du tout…

Clairement sur mon laptop, je lance bien plus souvent Word 2007 depuis un Wine, ou une machine virtuelle que le Writter d’Open Office.

Pourquoi ? parce qu’en général je suis obligé d’écrire des documents assez longs, de plus de trois pages, et que manipuler le mode plan sous Word est trivial, avec Writer le Navigateur c’est bien… 5 minutes.

Hors pour moi comme pour tant d’autres, le temps c’est de l’argent, et ce n’est pas parce que je suis sous Linux que je dois être moins productif que les autres.

Oui bien évidemment sur cet exemple, certains me diront pourquoi ne pas utiliser un autre Outliner, puis exporter et importer… Stop!
J’ai donné en la matière, j’ai vraiment essayé, mais non. Je suis revenue à Word parce que même dans sa version 95 il m’offre ce qui est toujours impossible sous Writter.

D’autres exemples ?
Voyons… la gestion de la mollette des souris (le truc de base) en mode vignette sous Impress, fait avancer le contenu du slide sélectionné, et ne me permet pas de balayer mes slides…du coup je fais des gestes inutiles, je déplace la souris pour sélectionner les ascenseurs, puis je reviens sur le slide qui m’intéresse… et je ne parle pas des effets d’animations ou des galeries d’images.
Un dernier exemple avec l’un des équivalents de MindJet MindMap sous Linux, l’interface est elle aussi plus… contraignante, en comparaison de l’offre Windows…

En terme de production c’est de cette comparaison que l’utilisateur Linux et ses applications moins « performantes en terme d’interfaces », non pas de fonctions (ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit), va souffrir en face des utilisateur Windows…ou Mac.

Remarquez que je ne parle pas de compatibilité de formats de fichiers, non, j’ai vraiment fait l’effort d’utiliser les plus petits dénominateurs communs multi-plateformes, le rtf, le xml…

J’ai factorisé au mieux de mes besoins les services SaaS (voir le billet « Comment vivre et travailler sans Outlook« ), et je fais tout pour que mes données soient le moins dépendantes possible, voir pas dépendante du tout, d’une plateforme donnée… je passe des heures devant mon butineur de web comme source principale de production.
Mais quoi que je fasse, à un moment donné, je me retrouve coincé…et je lance une application propriétaire, au format de données propriétaires (par défaut).

Cette indifférence face à Ubuntu LTS, ainsi que l’analyse froide des chiffres des parts de marché de Linux sur la station de travail, valident aujourd’hui que je ne suis clairement pas le seul.

Source Date Microsoft Windows Apple Linux Symbian RIM
Black-
Berry
Other
7 Vista XP 2000 All
versions
Mac iPhone main-
stream
Android
AT Internet Institute [1] Jan. 2010 8.05% 27.65% 53.15% 91.33% 6.15% 0.89% 1.02% 0.61%
Net Applications [2] [3] Apr. 2010 11.68% 15.60% 63.41% 0.50% 91.46% 5.32% 0.53% 1.05% 0.09% 0.23% 0.05% 1.27%
StatCounter [4] [5] [6] Apr. 2010 13.18% 19.73% 57.28% 0.33% 90.95% 5.79% 0.64% 0.77% 0.12% 0.73% 0.31% 0.69%
StatOwl [7] Apr. 2010 12.91% 22.68% 51.56% 0.54% 88.73% 10.60% 0.53% 0.14%
W3 Counter [8] Mar. 2010 11.90% 18.86% 52.78% 0.41% 84.95% 7.95% 0.76% 2.34% 0.11% 3.89%
Webmasterpro [9] May 1, 2010 16.1% 22.6% 51.7% 1.2% 92.6% 4.7% 0.8% 1.3% 0.07% 0.1% 0.01% 0.42%
Wikimedia [10] Feb. 2010 9.46% 23.46% 52.94% 0.72% 86.95% 7.08% 1.37% 1.54% 0.11% 0.16% 0.32% 2.47%
Median Apr. 2010 11.90% 22.60% 52.94% 0.52% 90.95% 6.15% 0.78% 1.05% 0.11% 0.20% 0.18% 0.69%

Pour ceux qui pensent que je dramatise, voici les derniers chiffres recupérés sur base des systèmes d’exploitation des browsers de Web (machines de bureaux donc ou netbook) non pas par Microsoft, mais Wikipédia ! (URL de la source: http://en.wikipedia.org/wiki/Usage_share_of_operating_systems).

Résultat sans appel: 1% toutes distributions confondues !

Alors est-ce la victoire des gros sous, des grandes entreprises, capables de s’offrir des désigners hors pairs, des campagnes de tests impliquant des centaines de quidams, avant de valider l’interface définitive ?

OUI, du moins pour le moment…

Pour mémoire, la géniale entreprise poussant le non moins génial lecteur multimédia Song Bird, a abandonné Linux, faute de moyens.

En conclusion, un peu d’espoir et quelques bonnes nouvelles

Oui, les chiffres sont tout autres sur le segment des serveurs, de la téléphonie, voire des systèmes embarqués.

Le segment des tablettes va aussi pousser du Linux ou de l’Unix (lire le billet « Quelles différence entre les linux ? » pour comprendre rapidement les différences).

Mais à moins d’un renouveau, qui pourrait venir de Google, d’Oracle maintenant propriétaire des développements de Sun – ce qui inclus Open Office, Open Solaris, ou encore Java , ainsi que je vous en parlais dans le billet « Oracle tue OpenSolaris » – ou d’une prise de conscience des communautés poussant le libre, je ne crois plus au changement Linux sur les machines de bureau…Non.

J’espère que l’avenir me donnera tort.

Voila vous savez tout ou presque.

Vous passez trop de temps devant votre écran ;-)
Au plaisir de vous lire.
Christophe Carvounas

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14 comments to La sortie d’Ubuntu LTS 10.04 annonce la mort de Linux!

  • stephane

    Un titre bien racoleur, un contenu remplit de lieux commun et légende.
    Bref, une perte de temps. Réduire linux a une distribution, et annoncé sa mort c’est assez gonflé. Est ce que ne pas savoir conduire signifie que c’est la mort de l’automobile ? Je peux faire le même constat des choses qui me manquent sur windows et qui son natif sous linux . Un exemple tout simple, le copier collé avec le bouton du milieu. Sous windows ( au boulot) je perds un temps avec ctrl-C et ctrl-V … La gestion des logiciels préhistoriques ( suivant suivant suivant ). etc.
    Enfin si on juge la qualité de quelques choses sur la communication qui en est faite.Alors on peut en déduire que Vista est l’OS ultime.

    • CCarvounas

      Bonsoir Stéphane, merci de ce commentaire, même si je dois dire que ce dernier ne m’a pas véritablement enchanté.
      Sur la Chronique, j’ai décidé de ne pas censurer… sauf si la discussion dégénère en Troll… Il y a des forums pour cela, et ce n’est pas le propos de mon blog…:-)
      Je vais reprendre point par point si vous le voulez bien.

      ==> « Un titre bien racoleur, un contenu remplit de lieux commun et légende. »
      Le titre est factuel, Linux occupe 1.05 % de part de marché, 10 ans après sa sortie, j’en suis le premier désolé (je vous écris depuis une pure Debian) mais les faits sont là (source Wikipédia).
      En ce qui concerne les lieux communs, vous m’avez peut être lu rapidement… j’écris au moins trois fois que Linux est LE système d’exploitation par excellence, mais… il y a un mais, les applications ne suivent pas. Je ne sais pas si c’est un lieu commun ou une légende, je vous laisse seul juge.

      ===> « Bref, une perte de temps. »
      J’en suis désolé, rassurez vous, il y a des millions d’autres blogs à lire, en ce qui me concerne, le mien est un lieu de partage d’opinions. Je passe du temps à le maintenir et je m’attache à écrire des articles qui font plus de trois lignes… le tout est mis à disposition sans pubs… mais qu’importe encore une fois j’accepte tout à fait votre point de vue.

      ==> »Réduire linux a une distribution, et annoncé sa mort c’est assez gonflé. »
      Encore une fois la lecture rapide vous a certainement jouée des tours.
      Je ne réduis pas Linux à une simple distribution, bien au contraire, je pars de la question « Pourquoi tant de silence quant à la sortie d’une distribution majeure comme Ubuntu ??? qui je vous le rappelle est poussée par une entreprise commerciale, investissant du temps de l’énergie et de l’argent… bcp même, pour me rendre compte que cela ne peut être dû qu’à la toute petite part de marché de Linux – TOUTES Distributions CONFONDUES – sur les stations de travail.
      Alors est ce gonflé de dire en partant de ces chiffres que Linux sur les bureaux de Mr Tout le monde, dans une proportion au moins égale à celle d’un Mac (je ne suis pas exigent)est un doux rêve, voire une utopie ?

      ==> « Est ce que ne pas savoir conduire signifie que c’est la mort de l’automobile ? »
      Si personne ne conduisait… je vous garantie que l’on produirait bien moins de voitures, ou des voitures différentes. En tout cas, Oui ce serait la mort de l’automobile telle que nous la connaissons.

      ==> »Je peux faire le même constat des choses qui me manquent sur windows et qui son natif sous linux . Un exemple tout simple, le copier collé avec le bouton du milieu. Sous windows ( au boulot) je perds un temps avec ctrl-C et ctrl-V …  »
      Je suis OK avec vous, mais j’échangerai bien cette fonction contre un MODE PLAN sous Writter.
      Ceci n’engage que moi.
      Quant à votre perte de temps sur votre lieu de travail avec votre Windows, puis je me permettre de vous recommander de quérir une souris nantie d’un logiciel ad-hoc vous permettant de paramétrer votre bouton du milieu comme sous Linux depuis Windows. C’est une simple suggestion.

      ==> » La gestion des logiciels préhistoriques ( suivant suivant suivant ). »
      Totalement en accord avec vous, avec une nuance en plus concernant ce point dont l’avantage est clairement pour Linux… les dépendances des composants entre eux. Assurée et vérifiée sous Linux, laissé au hasard sous Windows (pas sous Mac…tient intéressant… car lui il occupe presque 12% sur les bureaux)
      Mais encore une fois, ce n’est pas l’OS que je mets en cause mais les interfaces des applications autorisant MOINS de RENDEMENT.

      ==> »Enfin si on juge la qualité de quelques choses sur la communication qui en est faite.Alors on peut en déduire que Vista est l’OS ultime. »
      Permettez moi de vous répondre avec cette citation de Pascal: « Qui fait trop l’ange, fini par faire la bête »
      Vista en est le criant exemple…
      et de rajouter immodestement cette citation de votre serviteur créé pour l’occasion « Qui fait le mort est mort »
      A quoi sert le plus bel OS du monde si il ne dispose pas des applications les plus performantes…

      Encore une fois merci pour vos commentaires.
      Au plaisir de vous lire.
      Christophe Carvounas

  • stephane

    Bonjour,
    Merci d’avoir pris le temps de répondre d’une façon aussi claire. J’ai quand même un bémol sur le  » Qui fait le mort est mort ». Les distributions linux ne dispose pas des ressources monétaires pour faire des campagnes de pub ( d’ailleurs assez ridicule ) comme microsoft pour « imposer » ces produits.
    Que le parc PC soit majoritairement sous windows vient de la vente liée et des habitudes utilisateurs. Habitudes de plus en plus facile à faire changer avec Ubuntu. Et une dernière reflexion, il y a 5 ans combien de magazines sous linux pouvions nous trouver en kiosques ? Combien de sites grand public faisaient des références à linux ? De nombreuses entreprises passent sous linux dans leur infrastructure serveur, mais le chemin est long pour migrer les postes. La frustration est là , l’impatience aussi .Mais le sujet arrive sur les tables des DSI et parfois même une réflexion est faite.

    • CCarvounas

      Bonjour Stéphane.
      Nous sommes en phase, ainsi que j’ai conclu mon article, j’espère que l’avenir me donnera tort, qu’il y aura un retournement de situation…
      Oui le chemin est très long pour faire migrer les postes, et oui il y a une certaine frustration chez les utilisateurs Linux, dont je suis… ;-)
      Je souhaite que les communautés se reprennent, qu’elles travaillent non seulement sur le fond (les fonctions) mais aussi la forme (les interfaces) afin que nous puissions avoir un espoir de changement d’habitudes…
      Les habitudes se font en fonction d’un référentiel…ce avec quoi l’utilisateur travaille aujourd’hui, il faut absolument lui proposer AU MOINS la même chose pour qu’il puisse considérer une autre plateforme. C’est l’effort minimum à fournir si l’on souhaite que le pingouin ne reste pas cloisonné sur les machines des passionnés que nous sommes.
      Personnellement je serai rassuré, le jour ou tous mes proches, pour qui l’informatique n’est qu’un outil, me diront que tel ou tel logiciel sous linux est super, parce que gratuit et aussi facile d’accès que son équivalent sous Mac ou Windows… Oui le chemin sera encore long.
      Au plaisir de vous lire Stéphane.
      Christophe Carvounas

  • François

    Bonjour Christophe,

    Super article! Google doit être en concert avec toi, car si je me trompe pas le nouvel OS de Google, Chromium, est basé sur une distri Ubuntu. As-t’on avis il y a-t’il une future alliance ici? Google a besoin d’un OS pour son future comme d’autres sociétés…
    Est-ce que l’on se dirige discrètement vers une multitude d’OS maquillés (avec des couches de virtualisations)?
    Merci de ton retour bien éclairé!

    Cordialement.
    F

    • CCarvounas

      Bonjour François.
      Heureux de savoir que vous avez trouvé l’article intéressant…même si il n’annonce pas de bonnes nouvelles pour notre OS préféré Linux.
      Je ne sais pas si Google (ou je n’ai pas d’actions…) dérive son OS d’Ubuntu… j’en doute, ce serait plutôt de Debian à mon humble avis, ne serait ce que pour pouvoir disposer de la gigantesque collection de paquets. Que les lecteurs de la chronique me corrigent si je me trompe…
      Pour le reste, oui clairement Linux est déjà partout, dans votre téléphone, dans votre télé, dans votre machine à laver, votre NAS, la box de votre fournisseur d’accès ADSL… sans virtualisation (c’est encore une autre problématique et une technologie à part entière).
      Maquillé ? non, renommé, Samsung OS, Android, Pre, pour ne citer que les plus connus.
      Mais en ce qui concerne nos machines de travail… c’est une autre histoire.
      Au plaisir de vous lire.

  • SixOO

    Bon alors c’est bien Canonical qui aide Google pour son OS: http://blog.canonical.com/?p=294

    Concernant les applications, j’espère voir aussi des productions de niveau professionnel débarquer prochainement pour ma distro préférée. RMS pourra penser que c’est du « confort », je crois aussi que le niveau est très loin d’égaler celui des logiciels propriétaires (ceux en qui je n’ai absolument pas confiance, RealPlayer m’ayant à tout jamais vacciné) pour l’instant et que c’est une bonne chose de pousser (en participant à leur financement par exemple) les « éditeurs » à toujours plus d’améliorations. D’ailleurs je pense que votre retour peut les intéresser.

    Contrairement à vous, je suis très « optimiste ». J’ai en mémoire la première distribution Ubuntu, et je trouve que les avancées ont été fulgurantes depuis 2004. Le buzz n’a jamais été aussi important (à l’échelle Linux bien entendu), le site officiel ressemble enfin à quelque chose datant de 2010. Rappelons que pour MS, le bug n°1 concerne le monopole de Microsoft, et pas l’utilisation de Photoshop par exemple. Le récent rapprochement d’Adobe et de Canonical me fait penser à une éventuelle adaptation native du célèbre logiciel de d’édition d’image (né il y a 20 ans – les choses vont vite dans l’informatique). Il est tout aussi possible de voir d’autres rapprochements (Oracle). J’ai aussi en tête cette histoire de dual boot avec Unity, une façon d’optimiser Ubuntu pour certaines machines et de mettre un pied dans la place.
    Le discours que je tiens peut faire hurler les partisans du Libre. Il faut dire que je suis largement néophyte (ce qui constitue encore une bonne raison d’espérer puisque malgré mon profil proche de la fameuse « Madame Michu », j’ai adopté et j’utilise quotidiennement Ubuntu sans effort particulier – même s’il faut parfois suivre quelques tutoriels – et j’ai pu constater ce week end que j’étais loin d’être seul). J’ai pourtant absolument confiance dans la capacité des acteurs du libre pour rattraper leur retard (sur certains points), car ils travaillent d’abord par passion. Je n’ai donc pas peur de la concurrence des logiciels propriétaires sur Ubuntu. Les valeurs ne sont pas les mêmes, il n’est plus question d’une simple relation vendeur/client mais plutôt de partenariats (de ceux qui voient des utilisateurs « offrir » un pc à un programmeur pour qu’il puisse continuer à bosser).

    Évidemment tout dépend de l’objectif final qu’on se donne. Pour certains, l’idée est de détruire le modèle propriétaire, pour moi il s’agit plutôt d’avoir une véritable alternative.

    • CCarvounas

      Merci pour votre commentaire, comme vous j’espère aussi que les communautés Open Source et celle du Libre pourront effectivement construire une alternative.
      Au plaisir de vous lire.
      Christophe Carvounas

  • vince

    On sent bien que derrière vos commentaires parfois passionnés se cache des conceptions de l’informatique bien différentes. Certains la voit comme un outil, d’autres comme un hobby, d’autres encore tout simplement comme un métier. Personnellement je me passionne pour ce que je dois faire marcher, c’est mon métier, alors quand j’utilise un outil il doit marcher…

    La question est donc est-ce que linux marche ?
    Sur un serveur : système fermé, interface simplifiée peu utilisée, applications dédiées, oui, linux fonctionne.
    Sur un système embarqué (modem, routeur, décodeur… dsl pas le lave linge ;-)) : pareil, car ce n’est rien d’autre qu’un mini serveur.
    Sur un ordinateur de bureau : système ouvert, interface élaborée, nombreux périphériques, applications diversifiées grand public, non, linux ne fonctionne pas. Sans parler des nouvelles versions de l’OS pas suffisamment robustes qui vous plante tout, je pourrais faire une énumération à la Prévert des affres rencontrés dans l’utilisation d’OpenOffice face à laquelle le bouton copier-coller est bien peu de chose.

    La meilleure preuve n’est pas le faible intérêt suscité par la dernière distribution Ubuntu (qui je le rappelle m’a tout planté…) mais l’échec de Linux sur les netbooks. Ah vous aviez déjà oublié que les premiers netbooks sortaient avec un Linux ? Personnellement j’ai acheté un Wind MSI sous Suze que j’ai immédiatement remplacé (comme tout le monde) par Ubuntu (des heures pour faire marcher le wifi, la webcam…) mais voilà maintenant il n’y a plus que Windows sur les rayons et ça marche.

    Pourtant le netbook était LE marché d’avenir, LA machine pour Linux… inutilisable pour « Madame Michu » sous Linux à qui vous ne ferez pas installer des périphériques (intérieur ou extérieur ???), ni utiliser/tester des applications rudimentaires. Les promoteurs de Linux croit encore que l’homme doit s’adapter à la machine.
    Pourtant j’adore Linux, sa simplicité, sa versatilité, sa sécurité, sa performance, sa console… euh non pas la console… Le salut de Linux, en dehors d’être le coeur d’une multitude d’OS, dans une multitude de « boites » : Google et ses applications web-centric… non Madame Michu je ne suis pas excentrique… car là l’OS c’est le browser !

    Allez un dernier exemple pour vous faire rire : hier j’ai installé l’extension IE sur Chrome sous Ubuntu, eh bien ça marche pas… Chrome me dit que le plugin n’est pas installé… ah ! pas installé… je vous laisse quelques secondes… vous voyez, Madame Michu c’est moi, encore que là Google aurait pu faire quelque chose.

    Christophe, dessine moi un OS…

  • yuff

    Bonjour,

    je trouve que lorsque l’on fait un procès sérieux on doit avant tout présenter tous les partis. Donc régler le cas Linux/Windows en quelques lignes n’apprendra rien à l’utilisateur Beta sauf à le guider dans vos propres à priori. Si vous cherchez la petite bête dans l’open office writer je peux en trouver plus sur Word. Sans compter le fait que Microsoft vous utilise comme testeur de ces programmes alors que vous les avez payés.
    Ayant programmé un pc pour communiquer par des ports sériels, je trouve que windows abuse sérieusement de sa situation, tout est bridé, vous achetez du matériel mais celui-ci est administré par windows et qui est au-dessus de windows? pas vous en tout cas!
    Avec Linux j’ai pu utilisé mes ports sériels sans problème.
    Ce qui est triste c’est ce côté systématique chez les pro Windows: comparer uniquement les points forts de windows avec les points faibles de Linux, tellement facile.
    Le problème en informatique c’est l’éducation. Si dans nos écoles publiques on inculquait les notions de base en informatique je vous garantis que le paysage du numérique changerait du tout au tout, Bye Bye Windows, Bye bye Bill, on a plus besoin de vous.
    Mais par contre dans un monde, qui sera pour vous sans doute le meilleur, ou l’utilisateur est juste un prolongement de la souris alors là oui, windows est à sa place.
    J’ai un pote pro Windows et lui aussi est venu avec chants de siréne me répétant que Linux était mort, que Windows allait survivre et que Google allait conquérir. Et quand je lui ai demandé ce qu’il faisait avec son windows il me répondit le plus simplement du monde: je joue.

  • CCarvounas

    Cher Yuff,
    Merci de votre commentaire, pardon de n’avoir pas pu le publier avant, j’étais loin de tout accès internet durant quelques jours.
    Je respecte vos opinions, mais, comme cela nous est déjà arrivé à tous, vous m’avez lu trop vite.
    1> Ce post n’est pas le procès de Linux, j’écris au moins 4 fois, que c’est sans nul doute le meilleur des systèmes d’exploitation
    2> Ce sont les applications et rien que les applications, dont le manque d’ergonomie par rapport à celles de Windows font cruellement défaut à Linux, et qui à mon humble avis l’empêche de décoller…
    Si vous n’avez pas à vous battre avec des producteurs d’informations utilisant des applications aussi léchées que celles disponibles sur Windows, tout va bien… sinon… quoi que l’on fasse, on sera, à mon humble avis, bcp moins productif (j’entends par là que la « temps » nécessaire pour arriver à un résultat équivalent sera supérieur sous linux que Windows…et le temps, c’est hélas de l’argent…)sous Linux.
    3> Le point de départ de toute ma réflexion fût mon étonnement quant au silence de la presse au moment de la sortie de la seule distribution poussée par une entreprise commerciale, et qui est mise à disposition gratuitement au reste du monde… Pourquoi un tel dédain…? à cause des chiffres…
    4> Les chiffres sont éloquents, sur le bureau, Linux représente moins de 1%, j’en suis le premier désolé, mais c’est factuel, et j’ai essayé d’en expliquer l’une des raisons principales…
    5> Pour finir, je vous écrit depuis un laptop qui fait tourner une pure Débian, mais si je dois faire mon métier de consultant, soyez certain que j’aurai démarré sous ma partition seven… pour pouvoir me battre à armes égales…
    Au plaisir de vous lire.
    Christophe Carvounas

  • Marc

    Je suis « sporadiquement » sous Linux Ubuntu depuis plusieurs années et quoi que mon commentaire ici vous semblera tardif étant donné que nous en sommes maintenant rendus à la version 10.10 du systême Ubuntu, je ne peux que vous donner entièrement raison. Si la version 10.04 a été pour ainsi dire passée sous silence par les médias majeurs de l’informatique, je peux dès à présent vous confirmer que la toute dernière mouture (10.10)a été encore davantage ignorée par ces mêmes médias. Quoi qu’encore meilleure que la 10.04, la 10.10 est pour ainsi dire totalement ignorée, mis à part les sites voués à la promotion de Linux et les blogues construits par ses inconditionnels. C’est dire à quel point le public généraliste ne peut pas être informé des progrès réels du produit. Tout comme vous, je considère Ubuntu comme étant une excellente distribution et du même souffle je me dois de dire qu’en autant qu’on l’utilise telle quelle (sans trop installer ou désinstaller d’applications) celle-ci livre la marchandise. Quand à son offre logicielle, je suis également du même avis que vous, à savoir qu’elle n’est sans doute pas en mesure de combler certains besoins spécifiques. De plus, les ténors du libre que sont les Gimp, Openoffice, Firefox sont aussi disponibles sous Windows, ce qui constitue selon moi une grave erreur stratégique de la part de leurs concepteurs. En effet, à quoi bon rouler Ubuntu si les principales applications offertes le sont également sous Windows ? J’ai beaucoup de respect pour les développeurs d’Ubuntu et pour leur belle philosophie mais dans un monde dominé par les gros joueurs que sont Microsoft, Apple et bientôt Google et avec les moyens considérables dont ils disposent en terme notamment de visibilité, je ne vois pas moi non plus un avenir très prometteur pour une utilisation « grand public » de Linux, peut importe ses (trop) nombreuses déclinaisons.

  • johann

    Bonsoir,

    Je viens de tomber sur votre article avec lequel je suis malheureusement d’accord. Linuxien depuis deux ans, je suis enthousiasmé par le produit et il couvre 100% de mes besoins personnels.
    Mais je suis 100% d’accord avec vos remarques concernant les applications un peu à la traine…

    Il faut rajouter, que la multiplication des distributions, des bureaux (Gnome, KDE, etc) créent une confusion chez le neophite qui nuit gravement à la diffusion du produit dans le grand public. Bien qu’informaticien, j’ai longtemps hésité avant de choisir une distribution et seulement hier j’ai enfin installer KDE pour voir! Alors imaginons un utilisateur lambda!
    Enfin l’utilisateur Lambda aime bien avoir ses repères et retrouver chez lui, le même environnement qu’au travail et vice versa..
    Ce qu’il faudrait pour « sauver » le soldat Linux, c’est une application professionelle uniquement disponible sous Linux, et offrant au monde de l’entreprise un service ou une qualité de service introuvable sous Windows. Alors, rêvons, si les postes de travail basculaient sous Linux, peut-être que le particulier, rentrant chez lui, voudrait retrouver un environnement familier (linuxien) sur son micro perso.

  • Boris

    Bonjour,
    Merci pour votre article.
    Je souhaiterais ajouter, que peut être personne n’a l’interets à ce que Linux fonctionne en tant que Desktop.
    Il existe une quantité de passionnés qui développent et poussent vers l’avant le noyau de Linux. Ils ne « coûtent » rien aux sociétés. Il existent des entreprises (Google, M$, Apple, Samsung etc…) qui utilisent les résultats de travail et des tests des passionnés pour les intégrer dans leurs produits.
    Finalement, ça convient à tout le monde ;-)

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